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CERNER LA RÉVOLUTION DU « LAUNCH ANGLE »

CERNER LA RÉVOLUTION DU « LAUNCH ANGLE »

Des frappeurs comme Josh Donaldson profitent de la base de données Statcast et apprennent à s'élancer d'une toute nouvelle façon.

Vous en avez assez du marasme causé par l’isolement dû à la COVID-19 ? Eh bien, il semble que nous allons bientôt retrouver un semblant de normalité, ce qui signifie qu’on peut recommencer à penser baseball !

Pendant que nous dévalons lentement la fameuse pente de la pandémie, j’ai cru bon de parler d’un sujet dont la popularité est définitivement en pente ascendante au sein de la communauté baseball : j’ai nommé l’élan dit de type « launch angle » (signifiant angle de projection).

COMPRENDRE LE « LAUNCH ANGLE »

Dissipons tout d’abord un mythe : il n’existe pas d’élan « launch angle » proprement dit. Il y a plutôt une combinaison de mouvements biomécaniques de l’élan qui permettent au frappeur de produire un angle de projection plus efficient; et un angle plus efficient (c’est prouvé par la très riche base de donnée amassée par Statcast au cours des quelques dernières saisons dans la MLB) forge un meilleur frappeur.

Si vous avez plus de 30 ans et avez joué au baseball dans votre enfance, on vous a probablement appris à frapper avec un élan descendant vers la balle afin de produire des flèches et des roulants, ce qui permet d’éviter les ballons faciles à attraper. Cette philosophie n’est pas bête jusqu’à ce que les jeunes atteignent l’adolescence, puisqu’à ces niveaux inférieurs les joueurs d’avant-champ ne convertissent pas un pourcentage très élevé des roulants en retraits.

Le problème est que cette philosophie de l’art de frapper continue d’être martelée dans la tête des joueurs aux niveaux supérieurs (15 ans et plus). Dans les majeures, les roulants sont souvent des retraits. La dextérité des joueurs d’avant-champ et le dépistage des adversaires (voir défensives spéciales) ont contribués à réduire en de rares miettes les coup-sûrs sur un roulant.

Deux facteurs expliquent qu’il est plus productif de frapper la balle dans les airs :

  • Ça élimine du jeu les cinq joueurs d’avant-champ (laissant seulement les trois voltigeurs, qui doivent couvrir beaucoup plus de terrain, pour tenter de rejoindre la balle en vol);
  • Meilleure puissance garantie, puisque les coup-sûrs pour plus d’un but rapportent beaucoup et les coup-sûrs sur roulant sont presqu’exclusivement des simples.

Les données Statcast dont je parlais démontrent que pour assurer que la balle passe au-dessus des têtes des joueurs d’avant-champ, elle doit être frappée à un angle de 15 degrés ou plus (0 degré étant une flèche au milieu du corps du lanceur et 90 degrés étant un ballon directement au-dessus du marbre). Quant au « sweet-spot » de la puissance, il se situe entre 25 et 35 degrés, 33 à 35 degrés se traduisant en une distance optimale.

Mais il existe un bémol à cette histoire d’amour avec le « launch angle ». Il y a en effet une autre variable tout aussi importante qui permet de générer de la puissance : la vitesse de sortie de la balle. C’est là que le coaching des frappeurs se complique.

Parce que si on dit au frappeur qu’il est préférable d’envoyer la balle dans les airs, il ne sera pas toujours capable d’atteindre l’objectif visé, cette fenêtre de 25 à 35 degrés. En fait, il risque de frapper plus souvent qu’autrement des ballons de 40 à 50 degrés qui sont plus facilement convertis en retrait facile.

À moins que la balle soit frappée à une vitesse supérieure à 95 mph (centrée sur le baril). Pourquoi 95 mph ? Parce qu’il a été prouvé par Statcast que c’est la vitesse généralement nécessaire à générer pour produire un circuit sur une balle frappée selon un angle optimal (25 à 35 degrés). Et on sait très bien que les voltigeurs n’attrapent pas les circuits.

Alors qu’est-ce qui est plus important : frapper la balle à un angle idéal ou centrer la balle sur le baril ? Question piégée. Les deux sont aussi cruciaux pour générer de la puissance. Ce qui nous amène à la vraie question que doivent se poser les instructeurs :

Quelle habileté est la plus facile à enseigner : le « launch angle » ou centrer la balle sur le baril ?

Celle-ci est beaucoup plus facile à répondre. Même si c’est loin d’être évident de centrer la balle, c’est un exploit technique plus réaliste que de tenter de frapper la balle au point précis sous l’équateur qui l’expulsera à un angle correspondant à cette fenêtre optimale, qui n’offre qu’une petite vitrine de 10 degrés.

INSTRUCTION VERSION NOUVELLE ÉCOLE

Tout comme il n’existe aucun élan parfait unique, il n’existe pas plus un seul élan idéal qui permet de générer de la hauteur et une frappe puissante. La clé pour un instructeur est de s’adapter au type de frappeur avec lequel il travaille.

En général, la majorité des frappeurs devraient se concentrer davantage à frapper la balle solidement de façon constante, alors que les frappeurs ayant plus de puissance naturelle peuvent travailler sur des techniques qui permettent d’élever la balle.

La meilleure façon d’accroître les chances de centrer la balle est d’assurer une trajectoire du bâton qui coïncide avec celle de la balle le plus longtemps possible. Ceci nécessite une approche complètement différente de celle qu’on enseignait jusqu’à tout récemment : élan court avec les mains allant directement du haut en bas vers la balle.

La nouvelle école enseigne plutôt une descente initiale du baril avant même que les mains ne s’activent vers l’avant. De cette façon, on s’assure que le plan du baril corresponde à celui de la balle le plus longtemps possible avec un élan légèrement ascendant. Quant à la génération efficace de puissance, elle provient de la vitesse du baril, qui lui est le fruit d’une force rotationnelle produite par une bonne séparation entre les angles de haut (épaules) et de bas (hanches) du corps du frappeur.

Cette description peut sembler un peu abstraite, mais ça résume bien l’essence du changement de cap qu’engendre la révolution du « launch angle »  présentement au sein des pédagogues du baseball.

Pour un aperçu visuel et plus détaillé de ce concept, je vous invite à visionner cette vidéo du « Bringer of Rain » lui-même, ex-joueur le plus utile de l’américaine Josh Donaldson.

Donaldson est un passionné de l’art de frapper qui se distingue de la majorité de ses pairs par son éloquence. Et en passant, nous avons pour vous en magasin son modèle de bâton Pro de Marucci !

Venez donc en magasin (réouverture le 11 mai) ou visitez notre site web pour vous procurer votre tee et filet de pratique faciles à installer de Rawlings, Easton ou SKLZ et commencez à travailler votre technique « launch angle » dès aujourd’hui !

Si vous êtes un entraîneur du baseball mineur, n’hésitez pas à nous faire part de votre point de vue. Publiez votre commentaire ci-bas.

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